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Dynamique (sonore)

Qui se rapporte à l'intensité des sons.

Différence d'amplitude sonore entre le niveau maximal d'un signal et son niveau minimal. L'échelle de la dynamique sonore va du pianissimo (ppp), le plus faible possible, au fortissimo (fff), le plus fort. On peut passer d'une nuance à une autre sans transition, par une augmentation (crescendo) ou une diminution (decrescendo) progressive de l'intensité.

Le concept dynamique

Le mot dynamique a été utilisé pour la première fois au 19e siècle, dans un sens absolu et relatif. Dynamique signifie en général puissance du son. Au Moyen-Age elle était indubitablement plus faible. Le fait qu'une femme puisse s'évanouir aux premières résonances d'un orgue, nous semble inconcevable, au vu de la faiblesse de son des orgues d'autrefois.

Au début, on faisait de la musique seulement en petits groupes. La modification de la viole et de la gambe en violon et violoncelle provient du besoin de sonorités plus puissantes. Lors des représentations de ses symphonies, Beethoven devait se contenter d'orchestres composés de 4 premiers violons. Si auparavant les représentations chorales n'étaient données qu'exceptionnellement avec des centaines de chanteurs, au XIXe siècle, des chœurs en masse et des orchestres constitués de centaines de musiciens étaient de règle.

L'évolution vers d'autres catégories de sonorités a conduit à un agrandissement des salles de concerts. Après la première guerre mondiale, la réduction de la puissance de son fut prise comme modèle. On se contenta à nouveau de bois composés de 2 instruments, et du chœur de chambre.

La dynamique relative

La dynamique relative qui est utilisée comme moyen d'expression, est plus perceptible dans l'art de l'interprétation. Autrefois, les compositeurs ne donnaient pas d'instructions concernant la dynamique relative. Il était supposé que l'oscillation entre le fort et le faible était infime. Ni le sifflement des pp (pianissimo), ni le craquement des ff (fortissimo) n'étaient connus.

Dans les chœurs et les solo, l'augmentation et la diminution du volume sonore étaient toujours des procédés efficaces. Dans le domaine instrumental, elles étaient obtenues par l'ajout d'instruments ou par leur retrait occasionnel. Lorsqu'un besoin d'expression intensifiée se fit sentir, le crescendo et le diminuendo furent introduits dans le langage orchestral par des précurseurs de l'Ecole de Mannheim. Ceci fit l'effet d'une percée révolutionnaire.

Depuis, les bornes du fort et du faible se sont toujours dispersées. Verdi a composé pppp, et Tchaïkovski jusqu'au pppppp. Une musique qui se développe directement à partir du cri, comme celle de A. Schönberg, a besoin d'une dynamique particulière.

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